ol était in jherdrin
Lors de l’édition 2010 du festival du patois de Poullignac La Nine fut particulièrement appréciée lors de son tour de chant . Le public , traditionnellement jovial mais aussi extrêmement bruyant ne s’y est pas trompé . Ainsi que chacun le remarquera , si La Nine a débuté “ol était in jherdrin” dans un brouhaha à la limite du respectueux , très vite le silence s’imposera de lui même et c’est dans un silence admiratif que le public a profité de sa prestation . Bravo ! Vous pouvez applaudir vous aussi et le lui faire savoir en lui laissant un commentaire sur ce billet . Soyez assuré(e)s qu’elle en prendra connaissance .
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Pastiche de la Chanson « Il y avait un jardin »
Paroles originales et musique de Georges Moustaki
Ol étit in jherdrin by Y Augiron alias Céléstin Beurdassou est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.
Thieu é ine chanson pour les drôles copé d’sang et d’thiulture des an-nées mondialisses a qui peursoune songhera t’a dire que nou provinces étiant des jherdrins !
Ol était in jherdrin que nout’ pays d’Saintonghe
Teurleusan (1) t- au soulail – coume o z’y fazait bon !
Non – ol était point ine istoère ni in songhe
ol était l’ paradis vour viviant nou bitons
Ol était’ in jherdrin de veugnes et pis de biés
et de pianches de luzarne por caché les’ émours
aveuc dau cresson poussant’ en les fousiés
et des pabous (2) fieuris por mirolé (3) nou jhours
Ol était’ in jerdrin qui dounait c’qu’o fallait
le bouére et le manghé por les quates seisons
sous l’ombe des boés oub’ les harbes mouillées
n’ont peuvait- y teurcher des panais d’moussirons (4)
Ol était in jherdrin vour que jh’étions bin ureux
y l’était conséquent por tout in soulâ (5) de ghens.
ol était en thielle beurce (6) qu’aviant néssus nou vieux
et les pères de z’eu pères et tout thiés de zeu sang
Asteur thieu biâ jherdrin s’ri tout in’ cémentière (7)
vour que s’ront enrochies nous darnieres traditions ?
Etou en thieu jherdrin qu’aviant pianté nou péres
Qu ‘ mourinant (8) nou racines jhusqu’à la peurdition ?
*Ol é t in jherdrin que nout’ pays d’Saintonghe
Teurleusant au soulail – coume o z’y fait bon!
ol é l’ paradis vour vivant nou bitons
ol é l’ paradis vour vivant nou bitons
*Nine a eu la très bonne idée de donner une note plus optimiste en treminant ainsi cette chanson
Teurleusan(1) Brillant , luisant /
pabous(2) coquelicots /
mirolé (3) enjoliver ,décorer /
panais d’moussirons (4) paniers de mousserons des prés, au printemps ( tricholome de la St Georges) et en automne mousseron d’automne ou faux mousseron ( Marasmus oreades)
in soulâ (5) une grande quantité , un nombre considérable /
ine beurce(6) un berceau /
cémentière (in & ine) cimetière /
Mourinant , du verbe mouriné (8) finir lentement et péniblement, agonisant.



in p’tit d’mé jhe n’en auris chiâlé. Ol é vrai qu’ol é émoutionnant ! Hureusement qu’o y-a-t’encoère thieuques bitons et thieuques bitounes de minme, o feit dau beun ! et o sunifie, sensément, que nout’ patoès, i sart pas qu’à breumir des histoères de sots ou de thiu, qu’ol é ben souvent la minme chouse. I peu eit’ étout… sentimentique et poétal. Un grand bravo et une grosse bise à la Nine (voèla qu’asteur jhe trouve pus mes mots en mon patoès, beurnoncio).
Jhacques
Quel talent la Nine !!! Du soleil dans le jardin !
Ah, chète Nine, qu’est pas nine du tout, quand je la vouè, et qu’à chante comme un bel osia, jhe frissonne de peurtout.
Bravo ma fille ! Voila du beau travail . La survie de notre beau langage passe par ces jardins là . C’est une gerbe de fleurs offerte aux amoureux de la saintonge , Joli brin de voix ,un texte qui fait honneur aux roturiers de cette province . MERCI !!
Notre vieux patois sortirait il enfin de son hibernation et de sa léthargie ou il sommeil depuis les années 40-50 du siècle précédent ? .
Si, il se met enfin à vivre avec son siècle , avec ses charentais , avec sa vie Saintongeaise alors il sera vraiment une langue de France et non une langue des musées de France.
Mme La Nine , Nine seulement peut être, j’ai eu beaucoup de bonheur à faire votre connaissance sur entre 17 et 16 ou je reviens chaque semaine , c’est ma Charente à moi ! Vous avez désormais une admiratrice dans les Yvelines (Plaisir )d’ou je salue les Charentaises et les Charentais .