( 20 octobre, 2010 )

Catéchisse d’in p’tit Quiérjhon

Avec tout l’intangible respect qu’il convient d’offrir aux croyants et aux  choses des religions, voici une « vision  » très « essentielle », aussi simple que  basique de la « création de notre monde. » Il n’y a rien à chercher entre les lignes, mais, dans les lignes,  du rêve et cette poésie terrienne  qui est celle des gens  sans calcul , sans prétention , prêts à s’émerveiller  de la  simple beauté  qui les entoure .

Espécialement  por les « Odit’hauts », en chantant Brassens : « Ce n’était rien qu’un peu de pain mais il m’a ……….. »

Aut’foué , le bon yieu éti rinque l’y , sans pérent, sans fame , sans drôle.
Y s’en-neuyi coume ine feurzai sus n’in piquet . In jhor , y se dési : O faut que jhe m’othiupe à thieuque chouse peur me désenneuyié . Y se méti à afistolé in monde ! De promeloghe , y songhi à feire dau temps : Des an-nées , des neuts , des houres et y n’en fasi tout t- in soulâ . Amprès , coume o fasi nègue et qui bireuilli reun de soun’ uvraghe , y coumendi «  Fiambe »!  Oussitout ol éthiairi à z’y feire quéyiment peurde les euils . De minme , le bonyieu boutiqui les pointes dau jhour à patron minet , les cots d’midi , les tantoûts , les sérés et y thyti l’rastant dau temps…. t-à la neut . Y méti de la tare sus la sol et d’l'ève en les creux . Por dessus tout thieu, y l’encruchi des nuaghes biancs et des néguerzis empyis jhusqu’aux ranches , por quant’ o mouille . Y bireuilli son tail , se grati l’calâ et dési en les pouéls de sa barbe :

— «  Beurnentio , thieu drigail me sembye beun à l’adon , o fauri pas capouné asteur et foute le thiu en la palisse ! »

Et y fasi des poumiers , des pouérasses , des oumiâs , des oziâs , des ouéyes, des serdines et ….des … cagouilles ! .

Tout thieu bétiaire s’méti à s’ébrâyé , à grouillé , à belughé, à biqué peur feire de z’eux aspéces. Le bonyieu d’oubiyi point de mirolé les cieux aveuc des étéles , in soulail et in lunâ . Y bombi le jhabot en argardant soun’ uvraghe !

A seurfin qu’o manquisse reun , y gossi t-in biton dans ine mote d’ardille, z’y piquant dau pouéls sus le chet , des euils au mitant d’la goule , in thiu et l’forniment qu’o va t’ aveuc . Coume y savi de c’qu’o l’éti de bader l’en-neu , y z’y bailli t- ine boune émit peur n’en feire ine compagnée , peur trempé sa soupe et rapetassé ses chausses .

Thiel uvraghe se fasi d’in randon , sans bûfé , au long de 6 jhors de temps . Amprés y ronfyi t’ ine grousse mariénée . Créyau qu’ol chéyi jholiment beun , pisqu’o s’trouvi d’eite in dimanche !

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Quièrjhon: enfant de  chœur et plus largement, assistant du  » thiuré «   / Feurzai: petite chouette hulotte / Afistolé : fabriquer / De promeloghe : en premier, en primeur / Soulâ : grosse quantité / Ranche: ridelle de charette / Drigail : ensemble en désordre / Adon : qui convient / Capouné : abandonner / Belughé: remuer en tout sens comme des asticots ( belôts) / Biqué : acte de la reproduction dans le monde animal > acte sexuel chez l’humain / Mirolé : décorer / Ètéle : étoile / Gossé : tailler / Biton: homme charentais > bitoune au féminin / Ardille : argile / Forniment : fourniture / Badé : rester la bouche ouverte / Rapetassé : repriser.

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