Un sainbois qui n’était pas seul.
Pour donner suite à notre quête du sainbois, commencée avec les fr’majhes mous et relayée sur le forum, voici, sur la base d’un texte de J Chapelot : Un sainbois qui n’était pas seul .
Force est de constater que la lumière n’en jaillira pas et que le mystère du Sainbois , n’en sera pas dévoilé . Tout juste un nouvel aspect , celui d’un terme à caractère sans doute sexuel et grivois, mais une fois encore , le non dit est et reste roi . Faut il y voir de la pudibonderie ? Ce conte fait parti du premier tome des contes Balzatois édition 1877, réédités en 1984 par la librairie Bruno SEPULCHRE . Il semble que les 1éres versions étaient accompagnées d’une traduction Française . Malheureusement nous n’en disposons pas pour vérifier le sens donné au terme « sainbois » Sans doute aurions nous droit à une périphrase sibylline !
Faut il conseiller à ceux et celles qui auraient des difficultés à deviner le sens du dialogue énigmatique des deux jeunes époux , sans doute nus où presque , d’imaginer un gestuel mimant les protagonistes, en concédant (éventuellement) qu’ils ne sont pas aussi inquiets et gênés que leurs propos nous le laissent penser .
Notre quête du saint boué n’apportera , à l’évidence , pas autant de grandeur à nos « bitons » que celle donnée aux chevaliers de la table ronde par leur quête, pourtant sainte , elle aussi.

Bayart : Brancard. Voir le dessin de B Gautier illustrant ce conte et reproduit sous le Mp3 . Ce mot est quelques fois cité en charente sous la forme: boyard ( beurouette à boyards) , baillar, boillard . Ces termes désignent l’outil complet où bien les mancherons de l’outil.
Apsemprès : Après
À seurfin : Afin .
La coutume acoutumée : Chapelot s’amuse souvent à faire rebondir les mots afin de faire sourire le « léteur »
L’hautmal : le haut mal , épilepsie.
Tenseurment : Tellement que seulement. Variantes : tensement , tensément , tans’ment . Tanseurment est une forme renforcée de as’ment (seulement) que Chapelot affirme un peu plus en le précédant du « ren que » d’Angoumois ( équivalant de notre rinque).


